« Spiritualité religieuse et séculière – Nourrir le cœur pour un humanisme partagé »

05Feb2016

Centre Culturel Omar Khayam

La spiritualité chinoise parle de ‘nourrir le cœur’: notre centre personnel (microcosmique) doit être ouvert au dynamisme de la Vie (macrocosmique). Dans toutes les religions les voies spirituelles sont là pour aider à trouver, découvrir et ouvrir le cœur de l’homme à la transcendance qui l’habite. Cette transcendance est connaissance amoureuse ou amour illuminé, selon les différentes religions et leurs nuances respectives. Seul cet a/Amour est digne de foi, comme nous disent les fedeli d’Amore chrétiens et soufis. Ces derniers peuvent peut-être faire le pont entre les religions classiques et les spiritualités séculaires contemporaines? Par le DR Johannes SCHIETTECATTE, OCD BRUGES, BELGIQUE Carme, licencié en études religieuses à Louvain, doctorat en théologie spirituelle à Rome La spiritualité, religieuse et séculière est en quête de sens, celle de trouver une réponse à la question: pourquoi sommes-nous ici et comment devons-nous agir? Un questionnement sur la présence de l’homme dans l’immensité de l’Être et face à son destin. L’homme est le miroir dans lequel l’immensité de l’Être est pleinement reflétée et à travers laquelle la finalité de la création se questionne ou se révèle. Pour la spiritualité islamique, dans le monde, tout est profane, il n’y a pas de sacré surajouté, mais tout est marqué par une source à la fois transcendantale et immanente, d’un sacré relationnel et chevaleresque: Le bateau sillonne une mer calme et je te regarde, discret et pudique. Quelque chose me dit que je te connais: je te connais depuis mon origine! Je te connais depuis trois jours, mais j'ai ce sentiment profond que je t'ai déjà vu quelque part, ailleurs. Où? Dans le pays du rêve, dans une ville de non-lieu, au bazar de la beauté où l'amour et la nostalgie sont les devises courantes entre les voyageurs passionnés. Je t'ai vue derrière un voile de soie bleue,bleu comme la mer azur. Tu nageais comme la brise qui se frotte aux eaux claires et je te regardais silencieux. Par Ahmad AMINIAN, chercheur au CIERL, philosophe, historien des religions et président du Centre Culturel Omar Khayam. Un ensemble musical enchantera la soirée.

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